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Association Nationale des Parents d'Enfants Aveugles
ou gravement déficients visuels avec ou sans handicaps associés
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Un chien d’accompagnement social à l’IME Jean-Paul

Après 18 mois dans une famille d’accueil et 6 mois dans un centre d’éducation canine de l’association Handi’Chiens, Déka, un golden retriever blanc, est arrivé à l’IME Jean-Paul le 6 décembre 2010.

Deka, chien d'accompagnement social à l'IME Jean-PaulÂgé de 2 ans, Déka répond à 54 commandes. Il peut notamment ouvrir les portes, allumer la lumière ou apporter des objets. Comme je suis sa référente, Déka me suit toute la journée, et ses compétences sont donc essentiellement mises au profit des jeunes lors de mes séances de psychomotricité. La stimulation se place à différents niveaux : moteur, relationnel, affectif. Dans un premier temps, sa présence suffit à motiver les jeunes pour aller en prise en charge et favorise les relations entre les jeunes, avec les professionnels et avec l’extérieur. Dans un deuxième temps, il les accompagne dans leurs apprentissages. En effet, au niveau moteur, Déka stimule les jeunes dans leurs déplacements, que ce soit au sol ou en marchant. En effet, les enfants aiment rouler jusqu’à lui pour lui faire un bisou, le guider dans un parcours, l’accompagner en sortie… Rabia pense que « les moments de marche, c’est plus sympa avec Déka », et Mériem « aime bien le promener ».

Muni d’une clochette, il leur permet également de d’accroître la perception de leur espace. Au niveau sensoriel, il permet de développer des techniques compensatoires à la déficience visuelle comme le toucher, l’audition et les techniques visuelles. Des activités peuvent également être imaginées afin de stimuler la mémoire, la représentation mentale, ainsi que les processus de pensée tels que la logique, la stratégie et les associations d’idées.

À côté de ces temps de travail, Déka apporte de l’affection et de la joie dans des moments plus informels comme en récréation ou lors de ses passages dans les groupes. Chacun veut lui dire bonjour, lui faire une caresse ou un câlin, jouer avec lui. Lorsque Déka se repose et que je circule seule dans l’établissement, la principale question est : « Mais il est où Déka? ». Même ceux qui n’étaient pas à l’aise avec les chiens l’apprécient et viennent désormais vers lui avec plaisir. Pour Aïda, « au début, c’était difficile, mais maintenant ça va mieux ». Chacun lui donne son petit surnom, « mon chéri », «mon beau», autant de marques d’affection qui montrent que deux mois ont suffi à Déka pour avoir toute sa place au sein de l’IME.

A. Guyard
Psychomotricienne à l’IME Jean-Paul

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